Max Nordau

De decaf-fr
Max Nordau, vers 1905

Né le 29 juillet 1849 à Pest (Budapest à partir de 1873), mort le 22 janvier 1923 à Paris

Né Simon Maximilian Südfeld, fils du rabbin Gabriel Südfeld, Max Nordau adopte en 1872, au lendemain de la mort de son père, officiellement ce nom qui était son nom de plume depuis sa première publication dans un journal scolaire en 1861. Élevé dans une famille germanophone hostile à la politique de magyarisation du gouvernement de Transleithanie, passant une grande partie de sa vie à Paris, Nordau marquera les esprits par ces écrits sur la culture française « moderne » considérée (par lui) comme une « dégénérescence » et par son engagement sioniste.

Les premiers séjours parisiens, les premières chroniques

Avant de s’installer définitivement à Paris en 1880 (jusqu’en 1914), Max Nordau, qui obtiendra le diplôme de la Faculté de médecine de Budapest en janvier 1876, passe deux séjour à Paris (à l’automne 1874, ainsi que de mai 1876 à septembre 1878) pour parfaire sa formation médicale : à la Salpêtrière dans le service du célèbre neurologue Jean-Martin Charcot[1] , à l’Hôtel-Dieu en tant que pathologiste dans le service de Germain Sée[2], et à l’hôpital de la Charité auprès de l’obstétricien Pierre-Constant Budin[3]. Dans le même temps, il écrit des chroniques de la vie parisienne pour le Neues Pester Journal ou pour la Frankfurter Zeitung.

Le titre du recueil rassemblant ces chroniques, Aus dem wahren Milliardenlande (Leipzig : Duncker & Humblot 1878, 2 vol.), fait écho au livre de Victor Tissot, Le Voyage au pays des milliards (Paris : É. Dentu 1875), un reportage nettement anti-allemand sur le Reich bénéficiaire des milliards de réparations imposés à la France. Pour Nordau, « le vrai pays des milliards », c’est Paris, qu’il considère comme une Babylone de la corruption des mœurs, un Sodome et Gomorrhe du temps présent. Dans l’avant-propos de la deuxième édition augmentée, publiée en 1881 sous le titre Paris. Studien und Bilder aus dem wahren Milliardenlande, il se présente comme un admirateur de la civilisation française et comme un observateur critique des travers de la vie parisienne. Mais, comme dans les ouvrages ultérieurs de Max Nordau sur la France contemporaine, la critique, souvent très sévère, l’emporte sur l’éloge. Selon Nordau, les contrastes sociaux qui opposent les quartiers riches et les quartiers misérables de la capitale, les ravages de l’alcoolisme et la dénaturation de la femme parisienne qui s’est détournée de son rôle de mère et qui a fait prévaloir sa « volonté » sur celle de l’homme (au point que Nordau appelle à une « émancipation de l’homme [4] »), sont les symptômes de la dégénérescence de la population parisienne. À la morbidité parisienne, il oppose la « saine province française », honnête et travailleuse, et souligne que la plus grande partie du corps social français, à l’extérieur de Paris, est en bonne santé.

La seule Parisienne célèbre qui incarne une « féminité naturelle » est, selon Nordau, Sarah Bernhardt[5]. Dans le chapitre intitulé « L’Aristophane parisien », ajouté à la seconde édition de son livre, Nordau rend hommage à Jacques Offenbach. Sa formule : « Je suis convaincu qu’on ne pourra pas désormais écrire l’histoire culturelle du XIXe siècle sans évoquer Offenbach et ses succès qui sont une des principales caractéristiques de cette époque[6] » sera citée par Siegfried Kracauer dans l’introduction à son ouvrage consacré à l’auteur de La Vie parisienne[7]. Le dernier chapitre du livre de Nordau, intitulé « Le Hep ! Hep ! politique[8] », rappelle cependant qu’Offenbach, malgré ses succès et sa célébrité, a été souvent attaqué en France par des nationalistes antisémites qui s’en prenaient au « Juif prussien ».

C’est en tant que représentant de la Hongrie que Nordau participe en 1878 à la fondation de l’Association littéraire et artistique internationale créée à l’occasion de l’Exposition universelle de Paris, dont Victor Hugo est le président d’honneur. Après deux années passées à Budapest comme gynécologue obstétricien, il s’installe, en août 1880, définitivement à Paris où il exerce les activités de médecin et de journaliste : il sera jusqu’à 1914 le correspondant de la Vossische Zeitung, tout en restant un collaborateur occasionnel de divers journaux, en particulier de la Frankfurter Zeitung et du Pester Lloyd, et à partir de 1895 aussi de la Neue Freie Presse viennoise.

Dès l’automne 1880, Nordau publie Paris sous la Troisième République[9], un recueil d’articles qui constitue la suite des reportages sur « le vrai pays des milliards ». Dans l’avant-propos, il précise qu’il entend à présent faire un tableau plus flatteur de la vie intellectuelle parisienne[10]. Les portraits de Jules Grévy et Léon Gambetta, incarnations de l’esprit républicain qui s’est imposé contre les monarchistes, sont suivis de ceux de Victor Hugo, Alphonse Daudet[11] et Émile Zola. C’est ce dernier, selon Nordau, qui a le mieux analysé la décadence du corps social parisien. La troisième partie du livre est consacrée à la présentation du Quartier latin, qu’il considère comme le refuge des idéalistes au sein d’une cité idolâtre du veau d’or.

Le 19 juillet 1882, Nordau soutient sa thèse de doctorat de médecine, intitulée De la castration de la femme, sous la direction de Jean-Martin Charcot. Dans ce travail, Nordau critique le recours abusif à l’opération de castration (ovariectomie) comme remède à l’hystérie et à l’épilepsie. Fidèle aux enseignements de Charcot, il affirme que l’hystérie n’a pas de cause organique identifiable et doit être soignée par la psychothérapie.

C’est l’ouvrage Les Mensonges conventionnels de notre civilisation, le premier livre de Nordau traduit en français (1886), mais aussi en anglais (1884) et en néerlandais (1885), qui apporte à l’auteur la célébrité internationale, mais lui attire la désapprobation des milieux conservateurs en raison de sa dénonciation du « mensonge religieux », du « mensonge monarchique et aristocratique » et du « mensonge matrimonial ». Dans cet ouvrage, Nordau ne parle pas seulement de la société française[12], mais de la civilisation contemporaine en général. Selon lui, ces « mensonges » qui ne trompent plus grand-monde à l’époque de l’esprit scientifique suscitent « une amère insatisfaction face à la réalité du monde[13] ». La « maladie générale » du temps présent a pour symptômes le scepticisme, le nihilisme et le pessimisme, l’esprit de révolte et le socialisme, mais aussi l’antisémitisme.

Les Ausgewählte Pariser Briefe de 1884 prolongent le cycle des tableaux parisiens de Max Nordau. Dans ces « lettres de Paris », Nordau applique de plus en plus systématiquement des catégories psychopathologiques à la « décadence » (Verfall) de « l’hypercivilisation » parisienne qu’il compare à nouveau à la décadence de Rome et à celle de Byzance-Constantinople. Il dénonce la spéculation boursière et ses conséquences économiques et sociales. Plusieurs chapitres consacrés à la littérature retiennent l’attention : Nordau rend hommage à Mathilde Heine, la veuve de Heinrich Heine, décédée en 1884 (grand admirateur de Heine, il prononcera le 24 novembre 1901 le discours d’inauguration du buste du poète disposé sur sa tombe au cimetière de Montmartre) ; il souligne l’importance de Jacques Vingtras de Jules Vallès où sont mis en évidence les conflits qui minent la société française ; enfin, il condamne Pot-Bouille de Zola en des termes qui annoncent Entartung/Dégénérescence, accusant l’auteur d’irresponsabilité autant sur le plan littéraire que sur le plan moral.

Entartung/Dégénérescence

En 1892 et 1893 paraissent les deux volumes de Entartung, l’ouvrage le plus connu de Max Nordau, traduit en français dès 1894 sous le titre Dégénérescence. Le livre commence par une longue dédicace à Cesare Lombroso[14], l’auteur de Genio et follia (traduit sous le titre L’Homme de génie), de 1872, qui considère le génie comme un « dégénéré supérieur », et de L’Uomo delinquente (L’Homme criminel), publié en 1876, où le « criminel né » est présenté, lui aussi, comme un dégénéré. Le terme français avait été lancé par le Traité des dégénérescences physiques, intellectuelles et morales de l’espèce humaine (1857) de Bénédict Augustin Morel. Le mot Entartung était à la mode : en 1891, Wilhelm Schallmayer[15] avait publié Über die drohende körperliche Entartung der Kulturmenschheit ; en 1892 avait paru l’article de Richard Krafft-Ebing[16], « Psychische Entartung. Mord und Selbstmordversuch: Gerichtsärztliches Gutachten ».

L’originalité provocante de l’ouvrage de Nordau consiste à montrer que l’alcoolisme, l’action nocive des grandes villes, les excitations publiques à la débauche, le surmenage de la vie contemporaine ne sont pas seulement responsables de l’augmentation des cas de maladie mentale, des crimes et des suicides, mais aussi de l’essor et du succès des tendances littéraires et artistiques contemporaines : le mysticisme, les préraphaélites, le symbolisme, le tolstoïsme, Wagner et le wagnérisme, l’égotisme (Nordau écrit Ich-Sucht), les Parnassiens, les décadents, Ibsen et l’ibsénisme, Nietzsche et le nietzschéisme, Zola et le naturalisme. Tous ces mouvements sont, aux yeux de Nordau, des symptômes de la dégénérescence/Entartung caractéristique de la fin de siècle européenne.

Pour lui, la France reste le terrain d’observation le plus intéressant et Paris est incontestablement la capitale de la dégénérescence contemporaine. Tous les créateurs modernes et leur public sont, aux yeux de Max Nordau, des dégénérés. Son esprit systématique implacable ne doute pas de la possibilité d’établir une distinction tranchée entre le normal et le pathologique, le sain et le morbide, entre ce qui est moralement acceptable et ce qui est vicieux, amoral et condamnable. Sous sa plume, le diagnostic est un verdict : il n’hésite pas à mettre à l’index toute la modernité européenne et tonne comme un censeur répressif, appelant en conclusion à « écraser du pied la vermine antisociale »[17]

À la fin de Dégénérescence, tous les représentants de la modernité française et européenne de la fin du XIXe siècle (Mallarmé[18], Verlaine, Maeterlinck, Huysmans, Zola, Segalen ...) apparaissent comme des malades qu’il faudrait d’urgence interner dans un hôpital psychiatrique. La conclusion de Nordau adopte malgré tout une perspective optimiste. Il a concentré son attention sur la haute culture parisienne et les élites intellectuelles et artistiques européennes : « Est-il possible, écrit-il dans les dernières pages de Dégénérescence, d’accélérer par un traitement approprié la guérison des couches cultivées actuellement atteintes dans leur système nerveux ? Je le crois sérieusement, et pour ce motif seul j’ai entrepris le présent travail[19]. » Mais Nordau reste évasif sur le « traitement approprié » qu’il préconise. Le médecin de la culture a posé le diagnostic, mais il n’a pas indiqué le remède.

Les auteurs visés par Nordau ont réagi avec une ironie désabusée, ainsi Joris-Karl Huysmans qui, dans la préface à la deuxième édition de À Rebours, se moque du « médicastre allemand » qui, « après vous avoir bien démontré que l’affection dont vous souffrez est incurable, vous tourne, en ricanant, le dos[20]. » Émile Zola prendra le « diagnostic » de Nordau plus au sérieux et confiera au psychiatre Édouard Toulouse, en poste à l’hôpital Sainte-Anne à Paris, le soin d’une réfutation des thèses de l’auteur de Dégénérescence[21].

Les comptes rendus de Dégénérescence dans les revues parisiennes (Le Mercure de France[22], novembre 1894 par Saint-Pol-Roux ; la Revue des deux mondes[23], 15 janvier 1894 par René Doumic) sont, pour la plupart, très négatifs.

Sur le fond, on peut dire que Dégénérescence conforte le public bourgeois béotien dans son hostilité à toutes les manifestations de l’art et de la littérature modernes. Mais le succès du livre, rapidement traduit non seulement en français, mais aussi en anglais (Degeneration : New York 1895), en espagnol (Degeneración : Madrid 1902) et en italien (Degenerazione : Milan 1893) n’est pas dû seulement à la verve pamphlétaire d’un feuilletoniste revêtu de la blouse blanche d’un chef de clinique. Son succès tient aussi « à l’érudition et à l’ampleur de la documentation. Aucune autre œuvre de l’époque ne présente un tel panorama de la scène culturelle des années 1870 et 1880[24]. »

Nordau, Herzl et le sionisme

En 1892, Max Nordau a fait la connaissance de Theodor Herzl, arrivé à Paris comme correspondant de la Neue Freie Presse en octobre 1891. Les deux hommes, désormais liés d’amitié, seront ensemble les témoins de l’affaire Dreyfus et Nordau deviendra le bras droit de Herzl dans le mouvement sioniste. Leur ami commun Alexandre Marmorek[25] (1865-1923), un médecin né à Mielnica en Galicie (aujourd’hui Melnyzja-Podilska, Ukraine), devenu chef de laboratoire de l’Institut Pasteur, soutiendra les efforts de Max Nordau en vue d’implanter le mouvement sioniste en France.

Les deux facettes de la personnalité de Nordau, à la fois critique de la dégénérescence et dirigeant du mouvement sioniste, ont pu intriguer certains contemporains, comme Karl Kraus, qui n’appréciait ni la Neue Freie Presse, ni Nordau, ni le mouvement sioniste.[26]

Nordau ne change pas de registre lorsqu’il passe du tableau de la dégénérescence contemporaine à la présentation du programme sioniste. Car le sionisme est à ses yeux un projet de régénération du peuple juif qu’il juge menacé de dégénérescence si ses conditions d’existence ne sont pas radicalement changées. Dans son discours sur « Le relèvement moral et physique des Juifs » au Cinquième Congrès sioniste de 1901, il appelle à « arrêter la décadence physique de notre race[27] » causée selon lui par les centaines d’années passées dans le ghetto et par la vie actuelle dans les grandes villes européennes. Afin de permettre « la création d’un judaïsme musculaire », chaque société sioniste devra « installer une section de gymnastique[28] ».

Nordau sera encore plus explicite dans un texte de 1920, « La question agraire en Palestine », où il dénonce « [l]a vie artificielle des Juifs de la Diaspora qui habitent les grandes villes, deviennent physiquement dégénérés et mentalement sur-raffinés », pour affirmer que « [n]ous voulons un peuple juif régénéré au contact de la terre »[29].

Parmi les Juifs de l’Ouest, que Nordau oppose aux Juifs de l’Est, s’est répandu un mal qu’il juge encore plus grave que la dégénérescence : ils « aspirent à la dissolution du judaïsme [et] ressentent leur judaïsme comme un fardeau[30] », estime-t-il. Il juge que les Juifs français sont ceux qui ont le plus tendance à dénier leur appartenance à la nation juive – celle que le sionisme veut refonder – pour mieux se fondre dans la nation française. À ses yeux, « le juif sain est sioniste, tandis que le juif malade est antisioniste, corrompu par le monde chrétien[31]. »

Sans doute dépité de ne pas avoir pu rallier un grand nombre de Juifs parisiens de sa connaissance à son idée sioniste, Nordau avait pris le risque d’un rapprochement compromettant. À son retour du premier Congrès sioniste de Bâle, en septembre 1897, il avait accordé une interview à La Libre parole d’Édouard Drumont, le plus bruyant des antisémites, l’ennemi acharné du capitaine Dreyfus. Nordau déclarait : « L’antisémitisme français voudrait renationaliser la France. Le sionisme voudrait renationaliser Israël. Chacun dans notre sphère, nous poursuivons le même but. Serrons-nous la main[32]. »

Cela ne pouvait évidemment que choquer les Juifs français que Nordau prétendait convertir à sa conception du sionisme, et la revue L’Univers israélite ne tarda pas à publier une réplique cinglante au « Serrons-nous la main » adressé par Nordau à Drumont[33].

Le surprenant hommage de Nordau à Drumont était d’autant moins compréhensible que Nordau était depuis le début de l’Affaire un ardent dreyfusard et n’ignorait rien du rôle malfaisant de La Libre parole. En 1898, dans son discours au deuxième Congrès sioniste de Bâle, il présente l’affaire Dreyfus comme l’événement le plus marquant du temps présent et comme une flétrissure de la France, de « [c]ette France de la grande Révolution et de la Déclaration des Droits de l’Homme »[34].

Nordau estime que l’Affaire n’a pas fait apparaître l’antisémitisme dans la société française, mais a permis l’explosion d’un antisémitisme préexistant[35] « et il déplore le manque de solidarité entre les Juifs français « perdus dans le marais d’une assimilation sans dignité et sans avenir[36] ».

Dans son bilan de l’année 1901, Max Nordau présente la situation politique française aux lecteurs de la Neue Freie Presse sous un jour plus favorable et se félicite que le gouvernement Waldeck-Rousseau ait engagé le combat contre le cléricalisme, « timidement[37] » il est vrai. Deux ans plus tard, Nordau rend hommage au gouvernement Combes qui poursuit avec détermination la politique anticléricale entamée par son prédécesseur, ce qu’il considère comme un « combat pour la culture » (Kulturkampf)[38].

En 1911, Nordau prend ses distances avec la direction du mouvement sioniste à la suite du dixième Congrès sioniste de 1911 marqué par le retrait de David Wolffsohn qui faisait partie, comme lui, du premier cercle des fidèles continuateurs de la politique de Theodor Herzl. Ayant toujours gardé la nationalité austro-hongroise, Nordau doit quitter Paris en 1914 et s’installe en Espagne où il réside jusqu’à 1919. Durant ses dernières années à Paris, il a de moins en moins de contacts avec la vie culturelle et politique française (il est tout de même élu membre d’honneur de la Société de sociologie de Paris). Il meurt à Paris le 22 janvier 1923 et sa dépouille sera transportée en Palestine en 1926 pour être enterrée au cimetière de Tel Aviv.

L’ironie bienveillante d’Émile Bréhier, dans son compte rendu de La Biologie de l’éthique de Nordau publiée en 1924, résume bien le jugement de la majorité des intellectuels français à propos de l’auteur disparu l’année précédente : « L’auteur n’est pas tendre pour les moralistes ; à l’exception de Bentham et de quelques Anglais, il estime qu’il n’y a guère eu avant lui que des radoteurs ou des sots. La pensée de Max Nordau s’accommode mal des subtilités des philosophes ; elle a quelque chose de clair, de sain, de direct, mais d’un peu court[39]. »

Références et liens externes

  1. https://www.leonore.archives-nationales.culture.gouv.fr/ui/notice/75388
  2. https://data.bnf.fr/ark:/12148/cb134796743
  3. https://data.bnf.fr/ark:/12148/cb10428717v
  4. Nordau 1881 vol. 1, 263 (« eine Emancipation des Mannes »)
  5. https://www.comedie-francaise.fr/fr/artiste/sarah-bernhardt
  6. Nordau 1881 vol. 2, 127
  7. Kracauer 1937/2005, 12
  8. Nordau 1881 vol. 2, 221–229
  9. Nordau 1880
  10. « Nachdem der Verfasser vor dritthalb Jahren […] die wenig erfreulichen materiellen Seiten des Pariser Lebens dargestellt hat, bemüht er sich in dieser neuen Folge […] das ungleich anziehendere Bild des geistigen Lebens im heutigen Paris zu malen. » Ibid., Vorwort (sans numéro de page)
  11. https://www.universalis.fr/encyclopedie/alphonse-daudet/
  12. Nordau estime que la France n’est pas l’aire culturelle la plus malade. « La France est de tous les pays de l’Europe celui qui, pour le moment, est peut-être en droit de croire le plus à sa santé politique. Mais là aussi, que de dispositions morbides, que de germes de maladie ! » (Nordau 1886, 7)
  13. « Bittere Unbefriedigung über die Weltwirklichkeit ». Nordau : Die conventionellen Lügen der Kulturmenschheit, 1883, 20. La traduction d’Auguste Dietrich dit : « l’amer mécontentement de l’état du monde »
  14. https://www.biographien.ac.at/oebl/oebl_L/Lombroso_Cesare_1835_1909.xml?frames=yes
  15. https://www.deutsche-biographie.de/gnd117102970.html#ndbcontent
  16. https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k76843b.texteImage
  17. Nordau 1896 t. 2, 560
  18. https://www.deutsche-biographie.de/pnd118576771.html
  19. Nordau 189 t. 2, 548
  20. Huysmans 1903, 328
  21. Toulouse 1896
  22. https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k16839656/f3.item
  23. https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k87169j/f449.item.r=degenerescence
  24. Fischer 1996, 114
  25. https://www.biographien.ac.at/oebl/oebl_M/Marmorek_Alexander_1865_1923.xml
  26. voir p. ex. Die Fackel, n° 289, 25 oct. 1909, 26
  27. Nordau 1936, 119
  28. Ibid., 120
  29. Ibid., 295
  30. Ibid., 152
  31. Sander 1996, 49
  32. La Libra parole, 17 septembre 1897, 1
  33. L'Univers israélite, 53e année, n° 2, 1er octobre 1897, 53 sq.
  34. Nordau 1936, 67
  35. Wistrich 1995, 1–17, Wistrich 1996, 69–77
  36. Nordau 1936, 201
  37. Neue Freie Presse, 1er janvier 1902, 2
    https://anno.onb.ac.at/cgi-content/anno?aid=nfp&datum=19020101&zoom=33
  38. Neue Freie Presse, 1er janvier 19024, 5
    https://anno.onb.ac.at/cgi-content/anno?aid=nfp&datum=19040101&zoom=33
  39. Bréhier 1926, 312

Bibliographie

Ouvrages de Max Nordau publiés en français (dans l’ordre chronologique des traductions françaises)

  • De la castration de la femme. Thèse de médecine. Poissy : Imprimerie S. Lejay 1882.
  • Les Mensonges conventionnels de notre civilisation. Trad. Auguste Dietrich. Paris : W. Hinrichsen 1886 (Die conventionellen Lügen der Kulturmenschheit. Leipzig : B. Elischer 1883).
  • Le Mal du siècle, roman. Trad. Auguste Dietrich. Paris : L. Westhausser 1889 (Die Krankheit des Jahrhunderts. Leipzig : B. Elischer 1887).
  • Comédie du sentiment, roman. Trad. Auguste Dietrich. Paris : L. Westhausser 1892 (Gefühlskomödie. Breslau : Schlesische Verlagsanstalt 1891).
  • Dégénérescence. Trad. Auguste Dietrich. Paris : Félix Alcan 1894, 2 vol. (Entartung. Berlin : Duncker & Humblot, vol. 1, 1892 ; vol. 2, 1893).
  • Paradoxes psychologiques. Trad. Auguste Dietrich. Paris : F. Alcan 1896 ; Paradoxes sociologiques. Trad. Auguste Dietrich. Paris : F. Alcan 1897 (Paradoxe. Leipzig : B. Elischer 1885).
  • Psychophysiologie du génie et du talent. Trad. Auguste Dietrich. Paris : F. Alcan 1897.
  • Vus du dehors. Essai de critique scientifique et philosophique sur quelques auteurs français contemporains. Trad. Auguste Dietrich. Paris : F. Alcan 1903 (Zeitgenössische Franzosen. Litteraturgeschichtliche Essays. Berlin : Ernest Hoffmann 1901).
  • Le Sens de l’histoire. Trad. Samuel Jankélévitch. Paris : F. Alcan 1910 (Der Sinn der Geschichte. Berlin : Carl Duncker 1909).
  • La Biologie de l’éthique (sans nom de traducteur). Paris : F. Alcan 1924 (Die Biologie der Ethik. Leipzig : B. Elischer 1920 ; première édition de l’ouvrage en traduction espagnole : Biología de la ética. Madrid : De Sanz Calleja 1916).
  • Contes pour Maxa, illustrations de Maxa Nordau. Paris : Kra 1929 (Märchen, seiner Maxa von ihrem vierten bis zum siebenten Lebensjahre erzählt. Halle : O. Hendel 1905).
  • Écrits sionistes, textes choisis par Baruch Hagani. Paris : Librairie Lipschitz 1936 (Zionistische Schriften. Berlin : Jüdischer Verlag 1909 ; 2e édition revue et augmentée 1923).

Études sur Max Nordau

  • Bechtel, Delphine, Bourel, Dominique et Le Rider, Jacques (dir.) : Max Nordau (1849–1923). Critique de la dégénérescence, médiateur franco-allemand, père fondateur du sionisme. Paris : Éditions du Cerf (Bibliothèque franco-allemande) 1996.
  • Dahmen, Karola Agnes Franziska : Spurensuche. Der Mediziner, Romancier, Kulturkritiker und Journalist Max Nordau in seiner Rolle als Kunstkritiker der Neuen Freien Presse. Francfort/Main : Peter Lang (Europäische Hochschulschriften, Reihe XXVIII, Kunstgeschichte, vol. 416) 2006.
  • Fischer, Jens Malte: Max Nordau, Dégénérescence. In : Bechtel et al. (dir.) : Max Nordau (1849–1923), p. 107–119.
  • Sander L. Gilman : « Max Nordau, Freud et la question de la conversion. In : In : Bechtel et al. (dir.) : Max Nordau (1849–1923), p. 33–49.
  • Schulte, Christoph : Psychopathologie des Fin de siècle. Der Kulturkritiker, Arzt und Zionist Max Nordau. Francfort/Main : Fischer Taschenbuch (vol. 13611) 1997.
  • Söder, Hans-Peter : Disease and Health as Contexts of Modernity: Max Nordau as a Critic of Fin-de-Siècle Modernism. In : German Studies Review, vol. 14, n° 3, oct. 1991, p. 473–487.
  • Tebben, Karin : Nachwort. In : Max Nordau, Entartung, éd. par Karin Tebben. Berlin– Boston : Walter de Gruyter 2013, p. 773–817.
  • Wistrich, Robert S. : Max Nordau and the Dreyfus Affair. In : Journal of Israeli History, vol. 16, 1995, n°1, p. 1–17.
  • Wistrich, Robert S. : Max Nordau, l’antisémitisme et l’affaire Dreyfus. In : In : Bechtel et al. (dir.) : Max Nordau (1849–1923), p. 69–77.
  • Zudrell, Petra : Der Kulturkritiker und Schriftsteller Max Nordau zwischen Zionismus, Deutschtum und Judentum. Würzburg : Königshausen & Neumann 2003.

Auteur

Jacques Le Rider

Mise en ligne : 21/01/2026