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==La réception de la musique populaire française en Autriche de nos jours==
==La réception de la musique populaire française en Autriche de nos jours==
[[File:2048px-ESC2016 - Austria 05.jpg||thumb|Zoé Straub interprète ''Loin d’ici'' au Concours Eurovision de la chanson 2016 ]]L’[[Institut Français d’Autriche]] fut fondé en 1926 sous le nom de Centre de Hautes Études Françaises à Vienne. Désormais, cette institution organise un grand nombre d’événements culturels comme des lectures, des concerts, des conférences en rapport avec la France, ainsi que des cours de langue pour tous les niveaux. Le ''Literatursalon im Palais'' est un élément essentiel du travail de transfert des Instituts culturels français : c’est une soirée littéraire et musicale qui met en avant l’enchevêtrement de la littérature et de la musique françaises et autrichiennes. Parmi les invités se trouvaient, entre autres, Madeline Ménager-Lefebvre et Pauline Corette. Le club culturel ''Club du Mardi'', spécialisé dans la pop culture, organise la ''Fête de la FrancOFFonie'' à Vienne ainsi que l’édition autrichienne de la ''Fête de la Musique''<ref>https://explore.gnd.network/gnd/7844991-1</ref> qui fut créée en France et se répandit à travers le monde. Par ailleurs, le ''Club du Mardi'' organise des soirées dansantes appelées ''[[Bal Folk]]'' où jouent des artistes venus de France et de Belgique, comme le duo Artense ou Marinette Bonnert. De plus, le ''Club du Mardi'' travaille avec l’émission de radio ''Les Sardines francophones'', diffusée tous les lundis entre 22 et 23 heures sur la chaîne associative Radio Orange. Créée par Monika Heller, l’émission présente de la musique venue de France, de Belgique, du Québec et de pays africains et annonce des événements liés à la francophonie. On peut compter d’autres exemples illustrant à quel point l’importance culturelle de la musique populaire française subsiste dans le paysage musical autrichien, tels que le groupe Indie « Mopedraoch » (''Virage'', 2014), ainsi que Zoë Straub<ref>https://explore.gnd.network/gnd/1178807703</ref> avec la chanson ''Loin d’ici'', qui se classa 13<sup>e</sup> au Concours Eurovision de la chanson 2016.
[[File:2048px-ESC2016 - Austria 05.jpg||thumb|Zoë Straub interprète ''Loin d’ici'' au Concours Eurovision de la chanson 2016 ]]L’[[Institut Français d’Autriche]] fut fondé en 1926 sous le nom de Centre de Hautes Études Françaises à Vienne. Désormais, cette institution organise un grand nombre d’événements culturels comme des lectures, des concerts, des conférences en rapport avec la France, ainsi que des cours de langue pour tous les niveaux. Le ''Literatursalon im Palais'' est un élément essentiel du travail de transfert des Instituts culturels français : c’est une soirée littéraire et musicale qui met en avant l’enchevêtrement de la littérature et de la musique françaises et autrichiennes. Parmi les invités se trouvaient, entre autres, Madeline Ménager-Lefebvre et Pauline Corette. Le club culturel ''Club du Mardi'', spécialisé dans la pop culture, organise la ''Fête de la FrancOFFonie'' à Vienne ainsi que l’édition autrichienne de la ''Fête de la Musique''<ref>https://explore.gnd.network/gnd/7844991-1</ref> qui fut créée en France et se répandit à travers le monde. Par ailleurs, le ''Club du Mardi'' organise des soirées dansantes appelées ''[[Bal Folk]]'' où jouent des artistes venus de France et de Belgique, comme le duo Artense ou Marinette Bonnert. De plus, le ''Club du Mardi'' travaille avec l’émission de radio ''Les Sardines francophones'', diffusée tous les lundis entre 22 et 23 heures sur la chaîne associative Radio Orange. Créée par Monika Heller, l’émission présente de la musique venue de France, de Belgique, du Québec et de pays africains et annonce des événements liés à la francophonie. On peut compter d’autres exemples illustrant à quel point l’importance culturelle de la musique populaire française subsiste dans le paysage musical autrichien, tels que le groupe Indie « Mopedraoch » (''Virage'', 2014), ainsi que Zoë Straub<ref>https://explore.gnd.network/gnd/1178807703</ref> avec la chanson ''Loin d’ici'', qui se classa 13<sup>e</sup> au Concours Eurovision de la chanson 2016.


==Références et liens externes==
==Références et liens externes==

Version du 20 mai 2026 à 12:50

La musique populaire française influence le paysage musical autrichien depuis longtemps, que ce soit par le développement du cabaret au XIXe siècle, le jazz durant la Seconde Guerre mondiale et l’après-guerre, l’émergence de la Dialektwelle et de l’austropop à la fin des années 1960 et dans les années 1970, ou même de nos jours. Les artistes, pris individuellement, mais aussi l’Institut Français de Vienne, grâce à ses actions dans le domaine musical, peuvent être considérés comme étant d’une grande importance pour l’échange culturel entre la France et l’Autriche.

L’influence du cabaret français sur le cabaret viennois

Caricature de la danseuse Gertrude Barrison pour sa représentation à la Veilleuse en 1907, illustration par Carl Hollitzer

Vers la fin du XIXe siècle, le cabaret viennois connaît un développement majeur, prenant sa source dans le cabaret français. Les débuts furent particulièrement influencés par la forte croissance de Vienne, qui devint au cours des deux dernières décennies du siècle une grande métropole. À la différence du modèle français marqué par le cabaret artistique parisien, les traditions du Volkstheater jouèrent un rôle important pour le cabaret viennois. La tradition viennoise se caractérise par des chanteurs folks, des harpistes ou les Bierfiedler qui se produisent dans les salles de spectacle et les lieux de divertissement du Prater de Vienne. Suivant l’idée duChat Noir[1] que Rodolphe Salis[2] avait ouvert à Paris en 1881, Felix Salten créa le Jung-Wiener Theater zum lieben Augustin. Ce fut le premier cabaret en Autriche, mais il ne connut que sept représentations au Theater an der Wien.

En 1906, le cabaret Hölle débuta ses activités, toujours au Theater an der Wien. C’est ici, par exemple, que Fritz Grünbaum[3] perça en tant que « présentateur philosophe ». L’inspiration tirée du modèle français devint évidente lorsque l’ancien animateur Achille Georges d’Ailly-Vaucheret, plus connu sous le nom de Marc Henry[4], s’engagea dans le développement du cabaret autrichien. Auparavant, Henry avait travaillé au Lapin Agile à Paris et, plus tard, il devint un personnage clé du paysage culturel autrichien. La même année (1906), Henry et Hannes Ruch fondèrent le « Kabarett Nachtlicht » (« La Veilleuse »). La diseuse Marya Delvard[5] était la star de l’établissement, et Karl Kraus apporta son aide à titre consultatif lors de la phase initiale du projet. Plusieurs artistes se produisirent au cabaret, tels que Roda Roda[6], Egon Friedell, Carl Leopold Hollitzer[7] ou encore Gertrude Barrison[8]. L’établissement ferma ses portes la même année, avant de les rouvrir pour le Cabaret Fledermaus[9]. La direction artistique fut confiée à Henry, ce qui permit à Hollitzer, Barrison ainsi qu’à Delvard de remonter à maintes reprises sur scène.

Le Cabaret s’imposa alors comme la principale forme de divertissement, caractérisé par des chansons critiques sur l’actualité, généralement littéraires et souvent provocatrices envers les autorités. Faisant référence aux planches sur lesquelles se déroulaient les spectacles, le « Brettl » permettait l’expression de critiques acerbes envers son temps. Les petites scènes de Caf’ Conc’, qui émergèrent au début du XXe siècle, offraient un mélange particulier de cabaret et de théâtre qui se caractérisait par des saynètes polémiques, satiriques, critiques et culturelles, mais également par des sketchs et des récitals musicaux et littéraires. C’est durant les années 1930 que le cabaret viennois connaît sa première période de succès avec la création de plus d’une vingtaine de Kellerbühnen à Vienne.[10] Les soirées se divisent alors en plusieurs parties : la première est un programme de cabaret accompagné de chansons et de courtes scènes ; la deuxième est ce que l’on appelle le « Mittelstück » (« pièce intermédiaire »), qui était conçue pour durer quarante minutes entre la « Servierpause » (le moment où l’on sert les clients) et la « Zahlpause » (le moment où l’on règle les consommations) ; et, pour clôturer le spectacle, un numéro de cabaret.[11] Par la forme de la représentation critique vis-à-vis de la société, la vieille tradition viennoise du cabaret politique utilise des méthodes particulièrement subtiles, notamment la parodie chantée associée à des intermèdes humoristiques. Les ambitions culturelles de l’entreprise étaient – en théorie – élevées, cependant elles se heurtèrent rapidement à la pratique d’une demande croissante de divertissement. L’opéra en un seul acte Le devin du village de Jean-Jacques Rousseau, joué au Cabaret Fledermaus en 1909, illustre les exigences artistiques élevées que l’entreprise s’était fixées. Il donna l’occasion à Oskar Kokoschka de se produire sur scène et comptait parmi ses auteurs des satiristes de renom tels qu’Egon Friedell et Alfred Polgar. Toutefois, le spectacle n’obtint pas le succès escompté. Par conséquent, la majeure partie des petites scènes viennoises s’efforça d’abord de combler les besoins du public en termes de divertissement.

La polarisation politique durant l’entre-deux-guerres se manifesta en grande partie aussi dans les cabarets viennois. Dans ce contexte, Karl Kraus utilisait par exemple la forme du couplet afin de s’exprimer sur des sujets actuels, tout en suivant en cela la tradition de l’opérette française.

Die politische Polarisierung in der Zwischenkriegszeit manifestierte sich in zunehmendem Maße auch in den Wiener Kabaretts. Karl Kraus nutzte in diesem Zusammenhang beispielsweise die Form des Couplets, um sich zu aktuellen Themen zu äußern, womit er der Tradition der französischen Operette folgte.

Les musiciens de jazz français à Vienne

Lors de la Seconde Guerre mondiale, la musique populaire française connut un nouveau pic grâce à des musiciens « prisonniers » contraints au travail forcé à Vienne. Durant cette période, la célèbre Steffl-Diele, un bar d’hôtel en face de la cathédrale Saint-Étienne, fit office de centre de jazz « secret » à Vienne. C’était une sorte de lieu de rencontre de l’opposition au régime national-socialiste. Le pianiste de la Steffl-Diele, Ernst « Nesti » Landl[12], y joua à partir de 1943 avec le chanteur et guitariste italien Vittorio Ducchini, le violoniste Herbert Mytteis et le percussionniste français Arthur Motta[13]. En 1942, Motta avait gagné avec sa propre troupe un concours de jazz pour amateurs en France. Il fut ensuite admis au sein du cercle élargi du Hot Club de France et travailla dans le quintette du saxophoniste ténor français Roby Davis dans le cabaret du Club Ventadour à Paris. Suite à une rafle de la gestapo, les membres du quintette furent soumis en 1943 aux travaux forcés dans le territoire impérial allemand et déportés à Vienne. Trois d’entre eux furent placés dans les Flugmotorenwerke « Ostmark » près de Wiener Neudorf. Le violoniste Roger Godet fut engagé comme machiniste au Burgtheater, et Davis à l’opéra. Bien que leurs lieux de travail et d’habitation aient été tous très éloignés les uns des autres, ils réussirent tout de même à rester en contact, mais aussi à faire de la musique ensemble. Ils eurent aussi eu l’occasion de communiquer avec des musiciens viennois partageant les mêmes idées. Arthur Motta bénéficia assez vite d’un traitement de faveur puisqu’il eut le droit d’organiser ses propres événements musicaux dans un club pour travailleurs étrangers au Rondell, aujourd’hui le Jazzclub Porgy & Bess. À partir de la fin de l’année 1943, il put exercer officiellement son métier de musicien.[14]

Le rôle des Instituts culturels dans la réception de la chanson française

L’humoriste Cissy Kraner en studio, 1950

La puissance occupante française avait laissé des traces importantes à Vienne, alors que le nombre de soldats français en Autriche avait déjà baissé d’environ 7 000 en 1946. Compte tenu du fait que, dans le régime d’occupation, la politique culturelle française était particulièrement prioritaire, différentes institutions furent établies à Vienne afin de promouvoir la culture française en Autriche. De plus, l’administration militaire française installa à la mi-septembre 1945 une scène pour des concerts. Des artistes françaises et français furent conviés à se rendre en Autriche pour s’y produire.

Le jazz et d’autres formes de musique populaire de la puissance occupante restèrent inconnus de la population, car cette musique était essentiellement jouée dans les clubs réservés aux officiers et aux soldats.[15] Au départ, les groupes de jazz étrangers se rendaient en Autriche par intermittence. À titre d’exemple, le big band français de Ray Ventura[16], dont il était le chef d’orchestre, et ses 25 solistes jouèrent neuf fois le célèbre concert Jazz Bühnenschau entre le 2 et le 7 février 1947 dans la Konzerthaus de Vienne.[17] Au moins jusque dans les années 1950, la chanson à succès et l’opérette dominèrent la sphère musicale autrichienne en tant que genre populaire du divertissement musical. En parallèle, après la Seconde Guerre mondiale, la chanson germanophone devint marginale. Malgré plusieurs tentatives pour redonner un élan à la tradition du cabaret et de la chanson de la République de Weimar, il faudra attendre les années 1950 et 1960 pour qu’une culture du lied influencée par la chanson française connaisse un véritable engouement. Georg Kreisler (Ich hab’ deine Hand, Tauben vergiften, Das Mädchen mit den drei blauen Augen) et Cissy Kraner (Der Novak lässt mich nicht verkommen, Eine verzwickte Verwandtschaft, Ich wünsch’ mir zum Geburtstag einen Vorderzahn) firent partie des principaux représentants de ce genre musical.

La chanson germanophone connut un nouvel essor à la fin des années 1960 grâce au développement de la musique régionale viennoise et à l’émergence de l’austropop. La nouvelle génération de compositeurs fut particulièrement influencée par Georges Brassens[18] et Jacques Brel[19]. Cette influence ne concernait pas seulement le contenu, mais aussi, et surtout, la manière de chanter et le style spécifique de chant (parlando, sprechgesang), ainsi que l’accompagnement à la guitare par les chanteurs eux-mêmes. Par exemple, on peut compter parmi les éléments importants de la chanson la musique d’André Heller[20] (Catherine), de Marianne Mendt[21] (Komm, alter Pianospieler), d’Arik Brauer[22] (Sein Köpferl im Sand) ou de Madcaps (I man I dram)[23]. Les adaptations et interprétations de Jacques Brel par Micheal Heltau[24] au milieu des années 1970, ainsi que la représentation d’Édith Piaf par Maria Bill au Schauspielhaus de Vienne et son programme actuel « Bill singt Brel » sont particulièrement remarquables. Werner Jauk a défini le terme « austropop » en se basant sur les exigences que les responsables des médias avaient imposées aux musiciens amateurs à la fin des années 1960 pour bénéficier d’une couverture médiatique : « au moins rédiger des textes en allemand, de préférence dans un registre familier, et peut-être même créer des formes de musique originales autrichiennes (la chanson de divertissement italienne et française, systématiquement accompagnée de caractéristiques typiques, au moins d’un point de vue sonore, devrait servir de modèle). »[25]

De plus, l’utilisation de la musique populaire française devint l’une des caractéristiques stylistiques de la Proletenpassion, un oratorio politique du groupe autrichien Schmetterlinge. Le groupe prônait un engagement politique dans une optique socialiste et révolutionnaire qui peut être compris comme la leçon et la morale tirées de l’expérience intergénérationnelle du prolétariat en tant que classe sociale. Dans leur mise en scène, les membres du groupe chantèrent Der Mächtelmöchtel avec un accent français, ils dansèrent le cancan sur une scène prenant place durant la Révolution française, firent allusion à la Marseillaise et intégrèrent des éléments stylistiques répétitifs de la musette traditionnelle française. Dans un autre registre, l’émission de radio hebdomadaire La Chanson fut diffusée entre 1969 et 1999, d’abord sur la station Ö3, puis sur l’Ö1, afin de populariser la musique francophone. Conçue et présentée par Heinz-Christian Sauer, elle avait pour but de faire connaître au public autrichien la chanson française et sa caractéristique particulière qui consistait à mettre en valeur le texte par la musique, les paroles constituant la première étape de la composition musicale.

La réception de la musique populaire française en Autriche de nos jours

Zoë Straub interprète Loin d’ici au Concours Eurovision de la chanson 2016

L’Institut Français d’Autriche fut fondé en 1926 sous le nom de Centre de Hautes Études Françaises à Vienne. Désormais, cette institution organise un grand nombre d’événements culturels comme des lectures, des concerts, des conférences en rapport avec la France, ainsi que des cours de langue pour tous les niveaux. Le Literatursalon im Palais est un élément essentiel du travail de transfert des Instituts culturels français : c’est une soirée littéraire et musicale qui met en avant l’enchevêtrement de la littérature et de la musique françaises et autrichiennes. Parmi les invités se trouvaient, entre autres, Madeline Ménager-Lefebvre et Pauline Corette. Le club culturel Club du Mardi, spécialisé dans la pop culture, organise la Fête de la FrancOFFonie à Vienne ainsi que l’édition autrichienne de la Fête de la Musique[26] qui fut créée en France et se répandit à travers le monde. Par ailleurs, le Club du Mardi organise des soirées dansantes appelées Bal Folk où jouent des artistes venus de France et de Belgique, comme le duo Artense ou Marinette Bonnert. De plus, le Club du Mardi travaille avec l’émission de radio Les Sardines francophones, diffusée tous les lundis entre 22 et 23 heures sur la chaîne associative Radio Orange. Créée par Monika Heller, l’émission présente de la musique venue de France, de Belgique, du Québec et de pays africains et annonce des événements liés à la francophonie. On peut compter d’autres exemples illustrant à quel point l’importance culturelle de la musique populaire française subsiste dans le paysage musical autrichien, tels que le groupe Indie « Mopedraoch » (Virage, 2014), ainsi que Zoë Straub[27] avec la chanson Loin d’ici, qui se classa 13e au Concours Eurovision de la chanson 2016.

Références et liens externes

Bibliographie

  • Friesenbichler, Georg : Unsere wilden Jahre: die Siebziger in Österreich. Vienne : Böhlau 2008.
  • Jauk, Werner : Austropop. In : Rudolf Flotzinger et Gernot Gruber (dir.) : Von der Revolution 1848 zur Gegenwart (= Musikgeschichte Österreichs, vol. 3). Vienne, Cologne, Weimar : Böhlau année, p. 312-321.
  • Otto, Rainer et Rösler, Walter : Kabarettgeschichte, Abriss des deutschsprachigen Kabaretts. Berlin (RDA) : Henschel 1981.
  • Rösler, Walter : Gehn ma halt a bisserl unter. Kabarett in Wien von den Anfängen bis heute. Berlin : Henschel 1991.
  • Schulz, Klaus : Jazz in Österreich 1920 – 1960, Eine Bildchronik von Klaus Schulz mit Hörbeispielen auf CD. Vienne : Verlag der Apfel 2003.

Auteure

Magdalena Fürnkranz

Traduction : Romane Kuntz

Mise en ligne : 20/05/2026