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	<title>Jacques Droz - Historique des versions</title>
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		<title>Hannah : /* Jacques Droz et l’Autriche */</title>
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		<updated>2026-09-03T11:23:03Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;&lt;span class=&quot;autocomment&quot;&gt;Jacques Droz et l’Autriche&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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				&lt;td colspan=&quot;2&quot; style=&quot;background-color: #fff; color: #202122; text-align: center;&quot;&gt;Version du 3 septembre 2026 à 11:23&lt;/td&gt;
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&lt;tr&gt;&lt;td class=&quot;diff-marker&quot;&gt;&lt;/td&gt;&lt;td style=&quot;background-color: #f8f9fa; color: #202122; font-size: 88%; border-style: solid; border-width: 1px 1px 1px 4px; border-radius: 0.33em; border-color: #eaecf0; vertical-align: top; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;&lt;div&gt;Sans être prépondérante dans sa production, la part des études consacrées à l’Autriche est loin d’être négligeable. À côté de ses travaux explicitement centrés sur des questions d’histoire, voire d’actualité autrichienne, Droz ne s’est pas départi d’une approche comparative embrassant l’ensemble de l’espace germanophone. Il est caractéristique que dès son premier ouvrage publié sur la Rhénanie dans le processus d’unification allemande, il cherche à comprendre les lignes de fracture entre Allemagne et Autriche, s’inscrivant dans une certaine tradition française&amp;lt;ref&amp;gt;Le Rider 1994 (2)&amp;lt;/ref&amp;gt;. Il y note ainsi à propos de la première référence bibliographique de son ouvrage : H. Friedjung, &amp;#039;&amp;#039;Der Kampf um die Vorherrschaft in Deutschland 1859-66&amp;#039;&amp;#039;, 1897–1898 : « écrit par un Autrichien ». Recourant à des sources de première main (notamment la presse), mais aussi à une ample bibliographie, il tente d’analyser au plus près le cheminement d’idées politiques au prisme des particularités régionales, sociales et confessionnelles. Au cours de fréquents voyages de recherche en Autriche, dont il apprécie la culture et en particulier l’architecture baroque, il séjourne à Vienne, où il fréquente assidûment la bibliothèque universitaire et forme des historiens à l’histoire, notamment urbaine, du monde germanique (Pierre Ayçoberry&amp;lt;ref&amp;gt;https://www.persee.fr/authority/30662&amp;lt;/ref&amp;gt;). Il dirige entre autres la thèse de Jean-Paul Bled&amp;lt;ref&amp;gt;https://www.persee.fr/authority/46910&amp;lt;/ref&amp;gt;, qui deviendra comme lui spécialiste à la fois de l’Allemagne et de l’Autriche impériales, sur « Les fondements du conservatisme autrichien : 1859-1879 » (1982). Son rôle dans les études autrichiennes apparaît clairement par sa présence au comité de rédaction de la revue &amp;#039;&amp;#039;[[Austriaca]]&amp;#039;&amp;#039; dès le premier numéro. Il fera partie ensuite du comité d’honneur. De même, il est impliqué dès leur lancement en 1985 dans les &amp;#039;&amp;#039;Études danubiennes&amp;#039;&amp;#039;, émanation du Groupe d’études de la Monarchie des Habsbourg de l’université de Strasbourg, en tant que professeur honoraire de Paris I.&lt;/div&gt;&lt;/td&gt;&lt;td class=&quot;diff-marker&quot;&gt;&lt;/td&gt;&lt;td style=&quot;background-color: #f8f9fa; color: #202122; font-size: 88%; border-style: solid; border-width: 1px 1px 1px 4px; border-radius: 0.33em; border-color: #eaecf0; vertical-align: top; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;&lt;div&gt;Sans être prépondérante dans sa production, la part des études consacrées à l’Autriche est loin d’être négligeable. À côté de ses travaux explicitement centrés sur des questions d’histoire, voire d’actualité autrichienne, Droz ne s’est pas départi d’une approche comparative embrassant l’ensemble de l’espace germanophone. Il est caractéristique que dès son premier ouvrage publié sur la Rhénanie dans le processus d’unification allemande, il cherche à comprendre les lignes de fracture entre Allemagne et Autriche, s’inscrivant dans une certaine tradition française&amp;lt;ref&amp;gt;Le Rider 1994 (2)&amp;lt;/ref&amp;gt;. Il y note ainsi à propos de la première référence bibliographique de son ouvrage : H. Friedjung, &amp;#039;&amp;#039;Der Kampf um die Vorherrschaft in Deutschland 1859-66&amp;#039;&amp;#039;, 1897–1898 : « écrit par un Autrichien ». Recourant à des sources de première main (notamment la presse), mais aussi à une ample bibliographie, il tente d’analyser au plus près le cheminement d’idées politiques au prisme des particularités régionales, sociales et confessionnelles. 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		<author><name>Hannah</name></author>
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		<title>Hannah : Page créée avec « Jacques Droz (né le 12 mars 1909 à Paris, mort le 3 mars à Paris 1998) est surtout connu pour ses travaux en tant qu’historien de l’Allemagne. Mais un intérêt continu pour l’Europe centrale et singulièrement pour l’Autriche caractérise ses recherches. Il poursuit tout au long de ses publications une réflexion centrée sur l’histoire politique comme voie d’accès à une compréhension des spécificités nationales, notamment autrichiennes. S’... »</title>
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		<updated>2026-09-03T11:22:11Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Page créée avec « Jacques Droz (né le 12 mars 1909 à Paris, mort le 3 mars à Paris 1998) est surtout connu pour ses travaux en tant qu’historien de l’Allemagne. Mais un intérêt continu pour l’Europe centrale et singulièrement pour l’Autriche caractérise ses recherches. Il poursuit tout au long de ses publications une réflexion centrée sur l’histoire politique comme voie d’accès à une compréhension des spécificités nationales, notamment autrichiennes. S’... »&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;b&gt;Nouvelle page&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;&lt;div&gt;Jacques Droz (né le 12 mars 1909 à Paris, mort le 3 mars à Paris 1998) est surtout connu pour ses travaux en tant qu’historien de l’Allemagne. Mais un intérêt continu pour l’Europe centrale et singulièrement pour l’Autriche caractérise ses recherches. Il poursuit tout au long de ses publications une réflexion centrée sur l’histoire politique comme voie d’accès à une compréhension des spécificités nationales, notamment autrichiennes. S’il a pu être qualifié d’« historien de la ‘vieille Autriche’ », figurant en bonne position entre Victor-Lucien Tapié (dont il fut l’élève) et Jean Béranger&amp;lt;ref&amp;gt;Le Rider 1994 : 429&amp;lt;/ref&amp;gt;, il ne s’est pas interdit de considérer les développements ultérieurs de l’Autriche et d’apprécier la refondation de la République sur des bases politiques nouvelles. Droz ne se situe pas dans le sillage de l’école des &amp;#039;&amp;#039;Annales&amp;#039;&amp;#039;, mais ses amples synthèses, tant personnelles que collectives, sur la vie politique et les doctrines politiques du socialisme, lui ont assuré une reconnaissance internationale, en tout premier lieu dans le monde germanophone. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Biographie==&lt;br /&gt;
Après avoir fréquenté le lycée Louis-le-Grand, il est reçu deuxième à l’agrégation d’histoire en 1932. Dès sa première publication, le préfacier allemand souligne les qualités d’un jeune historien qui a « recours à des sources parfois difficiles d’accès » et mène « une analyse minutieuse et rigoureuse »&amp;lt;ref&amp;gt;Droz 1932 : V&amp;lt;/ref&amp;gt;. Pierre Renouvin&amp;lt;ref&amp;gt;https://cths.fr/an/savant.php?id=1955&amp;lt;/ref&amp;gt;, qui dirige sa thèse sur le libéralisme rhénan, le met sur la voie d’une histoire diplomatique et politique ancrée dans une approche résolument européenne. Dans le cadre de la préparation de cette recherche, il passe un an en Allemagne, en 1934-1935, où il fait l’expérience directe et marquante de la dictature national-socialiste.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De retour en France, il enseigne en lycée, d’abord à Colmar, puis à Paris. Mobilisé en 1939, Droz enseigne de nouveau à partir de 1940. Une fois sa thèse soutenue en 1944, il occupe brièvement un poste de maître de conférences à Dijon, devient ensuite professeur puis doyen à Clermont-Ferrand (de 1947 à 1962). Élu à la Sorbonne en 1962, il y poursuit sa carrière universitaire jusqu’à sa retraite en 1978, à l’exclusion d’un passage rapide par l’établissement expérimental de Vincennes à sa création en 1969-1970. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Son implication dans les études historiques sur l’Europe danubienne apparaît à travers la pédagogie : il publie des manuels (histoire diplomatique, histoire du XIX&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle) dont l’objectif est de contribuer à une historiographie européenne compatible, qui inclut, au-delà de l’Allemagne et de l’Autriche, les États successeurs de la monarchie habsbourgeoise. Il joue par ailleurs un rôle dans la fondation de l’Institut d’études européennes de Mayence (Institut für europäische Geschichte, 1950). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tant dans ses travaux personnels que collaboratifs (il fait appel aux historiens tchèque et slovène Jiří Koralka&amp;lt;ref&amp;gt;https://explore.gnd.network/gnd/121253295&amp;lt;/ref&amp;gt; et Fran Zwitter&amp;lt;ref&amp;gt;https://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb122110603&amp;lt;/ref&amp;gt; pour compléter l’état des connaissances), il élabore une histoire événementielle et des idées où l’acteur politique, sa doctrine et les voies de sa diffusion jouent un rôle décisif. Historien engagé dans la défense d’une ligne démocratique, il souligne le rôle de l’individu contre les oligarchies. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Frappé progressivement de cécité, il n’a pu voir et s’impliquer dans une réflexion sur la place prise par l’Autriche dans l’Europe de l’après-Guerre froide. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Jacques Droz et l’Autriche==&lt;br /&gt;
Sans être prépondérante dans sa production, la part des études consacrées à l’Autriche est loin d’être négligeable. À côté de ses travaux explicitement centrés sur des questions d’histoire, voire d’actualité autrichienne, Droz ne s’est pas départi d’une approche comparative embrassant l’ensemble de l’espace germanophone. Il est caractéristique que dès son premier ouvrage publié sur la Rhénanie dans le processus d’unification allemande, il cherche à comprendre les lignes de fracture entre Allemagne et Autriche, s’inscrivant dans une certaine tradition française&amp;lt;ref&amp;gt;Le Rider 1994 (2)&amp;lt;/ref&amp;gt;. Il y note ainsi à propos de la première référence bibliographique de son ouvrage : H. Friedjung, &amp;#039;&amp;#039;Der Kampf um die Vorherrschaft in Deutschland 1859-66&amp;#039;&amp;#039;, 1897–1898 : « écrit par un Autrichien ». Recourant à des sources de première main (notamment la presse), mais aussi à une ample bibliographie, il tente d’analyser au plus près le cheminement d’idées politiques au prisme des particularités régionales, sociales et confessionnelles. Au cours de fréquents voyages de recherche en Autriche, dont il apprécie la culture et en particulier l’architecture baroque, il séjourne à Vienne, où il fréquente assidûment la bibliothèque universitaire et forme des historiens à l’histoire, notamment urbaine, du monde germanique (Pierre Ayçoberry&amp;lt;ref&amp;gt;https://www.persee.fr/authority/30662&amp;lt;/ref&amp;gt;). Il dirige entre autres la thèse de Jean-Paul Bled&amp;lt;ref&amp;gt;https://www.persee.fr/authority/46910&amp;lt;/ref&amp;gt;, qui deviendra comme lui spécialiste à la fois de l’Allemagne et de l’Autriche impériales, sur « Les fondements du conservatisme autrichien : 1859-1879 » (1982). Son rôle dans les études autrichiennes apparaît clairement par sa présence au comité de rédaction de la revue &amp;#039;&amp;#039;[[Austriaca]]&amp;#039;&amp;#039; dès le premier numéro. Il fera partie ensuite du comité d’honneur. De même, il est impliqué dès leur lancement en 1985 dans les &amp;#039;&amp;#039;Études danubiennes&amp;#039;&amp;#039;, émanation du Groupe d’études de la Monarchie des Habsbourg de l’université de Strasbourg, en tant que professeur honoraire de Paris I.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les réflexions de Droz sur l’Autriche évaluent son rôle historique à l’aune de la réussite ou de l’échec de son système politique dans la résolution de « l’angoissant problème des nationalités »&amp;lt;ref&amp;gt;Droz 1971 : 79&amp;lt;/ref&amp;gt;. Le regard rétrospectif de Droz sur l’histoire autrichienne est informé par une réflexion sur le rôle crucial des élites, avant de considérer le système économique ou autres facteurs explicatifs. Intéressé par l’ensemble du spectre des doctrines socialistes, il fait le portrait des figures de proue (Karl Rennerhttps://www.geschichtewiki.wien.gv.at/Karl_Renner&amp;lt;/ref&amp;gt;, Karl Kautsky&amp;lt;ref&amp;gt;https://www.biographien.ac.at/oebl/oebl_K/Kautsky_Karl_1854_1938.xml&amp;lt;/ref&amp;gt;, Otto Bauer&amp;lt;ref&amp;gt;https://www.biographien.ac.at/oebl/oebl_B/Bauer_Otto_1882_1938.xml&amp;lt;/ref&amp;gt;), évaluant la social-démocratie et l’austromarxisme (dont il diffuse la notion) comme solutions théoriques et pratiques aux nationalités. Le programme social-démocrate apparaît sous sa plume comme une véritable force de cohésion dans un contexte autrichien menacé par des mouvements centrifuges.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Droz est l’auteur de deux synthèses sur l’histoire autrichienne. Son &amp;#039;&amp;#039;Histoire de l’Autriche&amp;#039;&amp;#039;, parue en 1946, est mise à jour jusqu’à une quatrième édition en 1969. L’incipit pose le cadre général de son appréciation du destin historique de l’Autriche : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{|&lt;br /&gt;
| valign=&amp;quot;top&amp;quot; style=&amp;quot;padding-left: 30px;&amp;quot;|&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-size:88%&amp;quot;&amp;gt;&lt;br /&gt;
Ce petit livre pourrait s’intituler : &amp;#039;&amp;#039;Grandeur et décadence de l’Autriche&amp;#039;&amp;#039; […] Grandeur, tant que les Habsbourgs, les fondateurs de l’État, ont su trouver pour les peuples réunis sous leur sceptre une communauté de principes et d’intérêts, tant qu’ils ont réussi à obtenir leur dévouement pour une cause qui les intéressait tous.&lt;br /&gt;
Décadence, du jour où ils ont poussé la politique centralisatrice, nécessaire sans doute, au point d’ébranler le patriotisme des nationalités non allemandes et où ils ont cherché le salut de la Monarchie dans son expansion au-dehors, et non dans une meilleure organisation intérieure.&amp;lt;ref&amp;gt;Droz 1969 [1946] : 5&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
|&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’Autriche constitue dans ses configurations successives l’arrière-plan de ses considérations historiques. Réhabilitant l’histoire habsbourgeoise jusqu’au XVIII&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle, soit jusqu’à l’introduction du centralisme joséphiste, Droz affirme ainsi :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{|&lt;br /&gt;
| valign=&amp;quot;top&amp;quot; style=&amp;quot;padding-left: 30px;&amp;quot;|&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-size:88%&amp;quot;&amp;gt;&lt;br /&gt;
En dépit des fautes commises, l’ancienne Autriche n’a point été cette ‘marâtre’ des peuples si souvent dénoncée et l’on peut reconnaître chez elle plus de tolérance et plus d’humanité que n’en ont manifesté les États démocratiques issus de la décomposition.&amp;lt;ref&amp;gt;Ibid. : 126&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
|&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Droz développe également une ample réflexion historique sur la viabilité du système étatique habsbourgeois dans &amp;#039;&amp;#039;L’Europe centrale. Évolution historique de l’idée de « Mitteleuropa »&amp;#039;&amp;#039; (1960). De Metternich à la fin de la Seconde Guerre mondiale, il suit les ressorts d’une nécessité historique, celle d’un État supranational face au principe des nationalités. Voulant démontrer que l’Europe centrale est un concept politique avant d’être géographique, il assigne à l’Autriche un rôle éminent :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{|&lt;br /&gt;
| valign=&amp;quot;top&amp;quot; style=&amp;quot;padding-left: 30px;&amp;quot;|&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-size:88%&amp;quot;&amp;gt;&lt;br /&gt;
C’est que l’Autriche ne doit pas être considérée comme un État, au sens vulgaire du terme, mais comme le lieu où peut s’opérer le passage d’une culture nationale à une culture plus universelle, où, sans rien abandonner de ce qui constitue leurs traits distinctifs, les peuples peuvent parvenir à un degré plus complet de culture. L’Autriche apparaît donc comme une sorte d’Europe en miniature, dont l’esprit qui l’a animée au cours des âges est déjà un esprit européen.&amp;lt;ref&amp;gt;Droz 1960, conclusion&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
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&lt;br /&gt;
Dans sa vision d’une Autriche idéale opposée à une Autriche qui a failli, Droz montre une fascination pour le savoir-faire politique mis en œuvre pour maintenir ensemble des territoires hétérogènes. Analyste par ailleurs sans concession de la méconnaissance par les autorités françaises de l’entre-deux-guerres de l’espace danubien et de ses intérêts, il déplore la destruction de l’Autriche-Hongrie comme une erreur historique, qui a permis à l’Allemagne de réorganiser cet espace à son profit.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Malgré un certain effacement de Droz des études historiques françaises sur le monde germanophone et en particulier autrichien, une postérité de ses préoccupations historiennes se retrouve chez [[Jacques Le Rider]]&amp;lt;ref&amp;gt;Le Rider 1994 (1)&amp;lt;/ref&amp;gt;, Paul Pasteur ou Jean-Numa Ducange&amp;lt;ref&amp;gt;Ducange, Keucheyan, Roza (dir.) 2021&amp;lt;/ref&amp;gt;. En Autriche, son œuvre de directeur de publication d’une vaste &amp;#039;&amp;#039;Histoire du socialisme&amp;#039;&amp;#039; est rapidement diffusée en traduction.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Références et liens externes==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references /&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Bibliographie==&lt;br /&gt;
===Littérature primaire===&lt;br /&gt;
*Droz, Jacques : L’Opinion publique dans la Province Rhénane au cours du conflit austro-prussien 1864-66. Bonn : Röhrscheid 1932.&lt;br /&gt;
*Droz, Jacques : Le Libéralisme rhénan. 1815-1848. Contribution à l’histoire du libéralisme allemand. Paris : Sorlot 1940.&lt;br /&gt;
*Droz, Jacques : Histoire de l’Autriche. Paris : PUF 1946 (coll. « Que sais-je ? »). &lt;br /&gt;
*Droz, Jacques : Histoire diplomatique de 1648 à 1919. Paris : Dalloz 1952.&lt;br /&gt;
*Droz, Jacques : L’Europe centrale. Évolution historique de l’idée de « Mitteleuropa ». Paris : Payot 1960.&lt;br /&gt;
*Droz, Jacques : La Baronne Blaze de Bury, observatrice de la politique autrichienne. Dans Institut für österrreichische Geschichtsforschung (dir.) : Österreich und Europa. Festgabe für Hugo Hantsch zum 70. Geburtstag. Graz, Vienne : Styria 1965, p. 325–335.&lt;br /&gt;
*Droz, Jacques : Cisleithanie. Les masses laborieuses et le problème national, 1867-1918. Dans Commission internationale d’histoire des mouvements sociaux et des structures sociales, Mouvements nationaux d’indépendance et classes populaires aux XIX&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; et XX&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècles en Occident et en Orient, t. I. Paris : Armand Colin 1971, p. 74–92.&lt;br /&gt;
*Droz, Jacques (dir.) : Histoire générale du socialisme. Paris : PUF, 4 vol., 1972–1978. &lt;br /&gt;
*Droz Jacques (dir.) : Geschichte des Sozialismus. Francfort/Main, Berlin, Vienne : Ullstein, 17 vol., 1974–1984.&lt;br /&gt;
*Droz, Jacques : Le syndicalisme autrichien. Austriaca n° 3 (1976), p. 83–97.&lt;br /&gt;
*Droz, Jacques : Heinrich Ritter von Srbik et la conception Gesamtdeutsch de l’histoire allemande. Austriaca n° 6 (1978), p. 51–77.&lt;br /&gt;
*Droz, Jacques (dir.) : Les historiens des pays successeurs sur l’Autriche-Hongrie. Austriaca n° 18 (1984)&lt;br /&gt;
*Droz, Jacques : L’historiographie autrichienne de la Double Monarchie. Dans id. (dir.) : Les historiens des pays successeurs sur l’Autriche-Hongrie. Austriaca n° 18 (1984), p. 17–56.&lt;br /&gt;
*Droz, Jacques : Les historiens français face à la Double Monarchie. Dans Félix Kreissler (dir.) : Relations franco-autrichiennes, 1870-1970, actes du colloque de Rouen, 29 février–3 mars 1984, Austriaca (juin 1986), p. 63–70.&lt;br /&gt;
*Droz, Jacques : La réception des idées de Schönerer dans les universités autrichiennes. Études danubiennes, t. III, n° 1 (1987), p. 129–131.&lt;br /&gt;
*Droz, Jacques : Saint-René Taillandier et la double monarchie. Études danubiennes, t. V, n° 2 (1989), p. 9–14.&lt;br /&gt;
*Droz, Jacques : Frédéric de Gentz et les idées révolutionnaires. Austriaca n° 29 (1989), p. 21–30.&lt;br /&gt;
*Droz, Jacques : La Mitteleuropa de Friedrich Naumann. Austriaca n° 32 (1991), p. 59–70.&lt;br /&gt;
===Littérature secondaire===&lt;br /&gt;
*Ducange, Jean-Numa, Keucheyan, Razmig, Rosa, Stéphanie (dir.) : Histoire globale des socialismes, XIX&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt;e-XXI&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle. Paris : PUF 2021. &lt;br /&gt;
*Espagne, Michel et Werner, Michael (dir.) : Les Études germaniques en France. Paris : CNRS Éditions 1994.&lt;br /&gt;
*Kreissler, Félix : Jacques Droz – maître et ami. Austriaca n° 46 (1998), p. 202–203.&lt;br /&gt;
*Le Rider, Jacques : La Mitteleuropa. Paris : PUF 1994 (coll. « Que sais-je ? »).&lt;br /&gt;
*Le Rider, Jacques : La contribution française à la définition d’une identité culturelle autrichienne. Dans *Espagne, Werner (dir.) : Les Études germaniques en France, p. 397–432.&lt;br /&gt;
*Möller, Horst : Nekrologe: Jacques Droz. Francia 28/3 (2001), p. 195–198.&lt;br /&gt;
*Prost, Antoine : Jacques Droz. Le Mouvement social n° 184 (1998), p. 113–116.&lt;br /&gt;
*Prost, Antoine : DROZ, Jacques. Dans Christian Amalvi (dir.) : Dictionnaire biographique des historiens français et francophones : de Grégoire de Tours à Georges Duby. Paris : La Boutique de l’histoire 2004, p. 84–85.&lt;br /&gt;
*Tendler, Joseph: Jacques Droz (1909-1998). Dans Philip Daileader et Philip Whalen (dir.) : French Historians, 1900-2000: New Historical Writing in Twentieth-Century France. Chichester, Malden (Mass.) : Wiley-Blackwell 2010, p. 164–179.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Auteur==&lt;br /&gt;
Daniel Baric&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mise en ligne : 03/09/2026&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{otherWiki|Jacques_Droz}}&lt;br /&gt;
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[[Category:Être humain]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Hannah</name></author>
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