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	<title>Elisabeth Freundlich - Historique des versions</title>
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		<title>Hannah : Page créée avec « Écrivaine, journaliste, traductrice et bibliothécaire, Elisabeth Freundlich (pseudonyme Elisabeth Lanzer, 21.7.1906 à Vienne – 25.1.2001 à Vienne) a joué un rôle déterminant dans l’organisation de la résistance autrichienne au national-socialisme en France, notamment à Paris et dans le Sud-Ouest de la France&lt;ref&gt;Lajarrige 2018&lt;/ref&gt;, puis, à partir de 1940, aux États-Unis.  ==Biographie==  Elisabeth Freundlich est née dans une famille de la grande... »</title>
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		<updated>2026-04-07T09:43:28Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Page créée avec « Écrivaine, journaliste, traductrice et bibliothécaire, Elisabeth Freundlich (pseudonyme Elisabeth Lanzer, 21.7.1906 à Vienne – 25.1.2001 à Vienne) a joué un rôle déterminant dans l’organisation de la résistance autrichienne au national-socialisme en France, notamment à Paris et dans le Sud-Ouest de la France&amp;lt;ref&amp;gt;Lajarrige 2018&amp;lt;/ref&amp;gt;, puis, à partir de 1940, aux États-Unis.  ==Biographie==  Elisabeth Freundlich est née dans une famille de la grande... »&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;b&gt;Nouvelle page&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;&lt;div&gt;Écrivaine, journaliste, traductrice et bibliothécaire, Elisabeth Freundlich (pseudonyme Elisabeth Lanzer, 21.7.1906 à Vienne – 25.1.2001 à Vienne) a joué un rôle déterminant dans l’organisation de la résistance autrichienne au national-socialisme en France, notamment à Paris et dans le Sud-Ouest de la France&amp;lt;ref&amp;gt;Lajarrige 2018&amp;lt;/ref&amp;gt;, puis, à partir de 1940, aux États-Unis.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Biographie==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Elisabeth Freundlich est née dans une famille de la grande bourgeoisie juive. Elle grandit à Vienne dans un environnement protégé, qui contribue doublement à sa formation politique et artistique. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Les années de formation viennoises==&lt;br /&gt;
Son père, Jacques (Jakob) Freundlich, est un militant social-démocrate de premier plan, proche de Viktor Adler. Avocat, puis membre de la Cour constitutionnelle, il compte parmi les fondateurs de l’&amp;#039;&amp;#039;Arbeiter-Zentralbank&amp;#039;&amp;#039; [Banque centrale des travailleurs], dont il prendra ensuite la direction. Sa mère, Olga, dont la famille est originaire de Moravie, reçoit une formation de musicienne et de cantatrice.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Parallèlement à ses études de germanistique, d’art dramatique et d’histoire de l’art, Elisabeth Freundlich travaille comme dramaturge et metteuse en scène au &amp;#039;&amp;#039;Neues Wiener Schauspielhaus&amp;#039;&amp;#039;, sous le pseudonyme d’Elisabeth Lanzer, le nom de jeune fille de sa mère. Première manifestation concrète d’un intérêt pour la politique, elle adhère à la Fédération des étudiants socialistes d’Autriche (&amp;#039;&amp;#039;Verband Sozialistischer Studenten Österreichs&amp;#039;&amp;#039;).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans les années 1932-1933, elle collabore à la revue &amp;#039;&amp;#039;Die Wiener Weltbühne&amp;#039;&amp;#039;, fait ensuite plusieurs séjours à Paris, où elle assiste à des cours à la Sorbonne et à une lecture d’Egon Erwin Kisch au profit des républicains espagnols. Cette expérience répétée de la langue et de la culture politique françaises sera déterminante pour la période de l’exil. L’arrestation de son père en 1934, accusé sans preuve ni fondement de détournement de fonds et, de ce fait, interdit de travail puis assigné à résidence, met fin à une période d’insouciance et d’harmonie. Elle aiguise son intérêt pour l’actualité politique et lui fait ressentir concrètement le climat antisémite qui gangrène l’État corporatiste autrichien. C’est aussi de ce moment qu’elle date, dans son autobiographie &amp;#039;&amp;#039;Die fahrenden Jahre&amp;#039;&amp;#039; (1992), le début de sa propre politisation et de ses activités antifascistes&amp;lt;ref&amp;gt;Freundlich 1992 : 69&amp;lt;/ref&amp;gt;, qui relèguent pour un temps son intérêt pour la littérature au second plan.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dès 1937, Elisabeth Freudlich s’engage dans les comités de soutien aux républicains espagnols, dont le sort peu enviable, aggravé par la politique de non-intervention de la France, la bouleverse&amp;lt;ref&amp;gt;Alge 1983 : 33&amp;lt;/ref&amp;gt;. C’est là une expérience qu’elle présentera comme décisive pour la suite de son parcours et ses engagements futurs, et qui la convainc que la vie n’a de sens que si elle est guidée par des actions concrètes de solidarité&amp;lt;ref&amp;gt;Freundlich 1984 : 40&amp;lt;/ref&amp;gt;. Cette empathie, qui se traduit par des actions concrètes, caractérisera plus tard également les personnages de ses œuvres de fiction qui cherchent à mettre en accord leurs idées et leurs actes. À cette époque déjà, elle entretient des contacts avec le &amp;#039;&amp;#039;Schutzverband deutscher Schriftsteller im Ausland&amp;#039;&amp;#039;, l’Association de défense des écrivains allemands à l’étranger, qui avait été refondée à Paris par des écrivains ayant émigré en France après la mise au pas en 1933 du &amp;#039;&amp;#039;Schutzverband deutscher Schriftsteller&amp;#039;&amp;#039;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==L’exil en France==&lt;br /&gt;
Les événements de mars 1938 à Vienne marquent une nouvelle césure aussi bien pour elle que pour ses parents. La conscience aiguë du danger les conduit sans attendre sur le chemin de l’exil. Dès le 11 mars 1938, ils parviennent à fuir Vienne et gagnent Paris via la Suisse. La crainte que la Suisse, bien que neutre, ne soit pas totalement à l’abri de la menace nazie et l’espoir de trouver en France auprès des camarades socialistes un appui bienveillant expliquent ce choix. Le titre du chapitre consacré dans son autobiographie à l’exil français, « Rettung und Hoffnung » (Sauvetage et Espoir), résume son état d’esprit d’alors. La première démarche qu’elle entreprend avec ses parents auprès des autorités françaises est de se déclarer comme Ex-Autrichiens, en guise de protestation contre la suppression du terme Autriche, remplacé selon la volonté des nazis après l’&amp;#039;&amp;#039;Anschluss&amp;#039;&amp;#039; par celui de « Ostmark », Marche de l’Est&amp;lt;ref&amp;gt;Freundlich 1992 : 82&amp;lt;/ref&amp;gt;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À Paris, Elisabeth Freundlich noue rapidement contact avec d’autres intellectuels autrichiens exilés, soucieux comme elle d’alerter l’opinion publique française sur la situation de l’Autriche. Tous sont conscients que cela ne peut se faire sans l’aide d’écrivains de renom, déjà bien connus du public français. C’est ainsi qu’elle participe à la fondation de la &amp;#039;&amp;#039;Fédération des émigrés autrichiens&amp;#039;&amp;#039;, puis de &amp;#039;&amp;#039;La ligue de l’Autriche vivante&amp;#039;&amp;#039; avec Conrad H. Lester, Arpad Haas et Emil Alphons Reinhardt, écrivain autrichien établi sur la Côte d’Azur depuis 1928 et auteur de biographies historiques sur Napoléon III, Joséphine de Beauharnais et Heinrich IV. Actif dans la résistance française, Reinhardt sera arrêté chez lui, au Lavandou, livré par les troupes italiennes d’occupation à la Gestapo, puis déporté à Dachau. À cette entreprise de structuration et de visibilisation de la résistance autrichienne en France s’associeront entre autres [[Joseph Roth]], [[Alfred Polgar]], [[Gina Kaus]] et [[Franz Werfel]], qui deviendra vice-président de la &amp;#039;&amp;#039;Ligue de l’Autriche vivante&amp;#039;&amp;#039;. L’acte de naissance inofficiel de la Ligue fut d’ailleurs une lecture publique de Franz Werfel, dont la notoriété en France semblait à Elisabeth Freundlich de nature à fédérer les énergies et à gagner à la cause autrichienne des personnalités françaises de premier plan. Dans son autobiographie, elle se souvient ainsi avec reconnaissance de la présence de Benjamin Crémieux, d’Albert Dauzat, de Paul Jules Perrin, président du comité consultatif pour les réfugiés allemands mis en place par le gouvernement de Léon Blum pour régler la question des réfugiés ayant fui l’Allemagne nazie depuis 1933 et, depuis 1935, secrétaire-général du Bureau international pour le respect du droit d’asile et l’aide aux réfugiés politiques. S’y ajoutent André Cotton, membre de l’Académie des Sciences, l’ex-ministre des Affaires étrangères Yves Delbos, ou encore l’écrivain Jean-Richard Bloch&amp;lt;ref&amp;gt;Freundlich 1992 : 85 et Kreissler 1983&amp;lt;/ref&amp;gt;. L’autobiographie retrace également la véritable séance inaugurale de la Ligue dans les salons de l’hôtel Lutétia, Boulevard Raspail, en présence de Joseph Roth, [[Siegfried Trebitsch]], Alfred Polgar, Walter Tritsch et E. A. Reinhardt et présente les obsèques de Roth, auxquelles assiste Elisabeth Freundlich en sa qualité de déléguée, comme étant sa dernière manifestation publique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Après la déclaration de guerre, elle collabore brièvement à des émissions radiophoniques dans le cadre des programmes allemands de la radio française dirigés par Rudolf Leonhard&amp;lt;ref&amp;gt;Lajarrige, Mazellier-Lajarrige 2020 : 7&amp;lt;/ref&amp;gt;, pour lequel elle rédige plusieurs messages relatant la situation en Autriche. Proche du journaliste Otto Heller, ancien responsable du &amp;#039;&amp;#039;Berliner Welt am Abend&amp;#039;&amp;#039; et rédacteur en chef du mensuel &amp;#039;&amp;#039;Nouvelles d’Autriche&amp;#039;&amp;#039;, dont elle fit également la connaissance à Paris, elle en rejoint la rédaction jusqu’à la fin de sa parution, au moment de la déclaration de guerre&amp;lt;ref&amp;gt;Freundlich 1992 : 91&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’invasion de la Belgique et de la Hollande par l’armée allemande constitue une nouvelle menace, aggravée peu de temps après par la reddition de la France et la signature de l’armistice du 22 juin 1940 avec le Troisième Reich, à Rethondes, dont une clause prévoyait de livrer tous les activistes antifascistes. Devançant le danger, Elisabeth Freudlich rejoint Montauban avec ses parents le 10 mai 1940, passe la frontière espagnole à Port-Bou le 22 mai, puis gagne New York le 28 novembre 1940 depuis le Portugal. Le choix de Montauban ne doit rien au hasard, puisque grâce aux activités de la Représentation à l’étranger des socialistes autrichiens (&amp;#039;&amp;#039;Auslandsvertretung österreichischer Sozialisten&amp;#039;&amp;#039;) et à l&amp;#039;aide de Léon Blum, la ville était connue pour être un centre important de l’exil autrichien, où près de 200 réfugiés et leurs familles avaient trouvé refuge et soutien. L’AVÖS, fondée fin mars 1938 par [[Otto Bauer]], Joseph Buttinger&amp;lt;ref&amp;gt;https://dasrotewien.at/seite/buttinger-joseph&amp;lt;/ref&amp;gt; et Friedrich Adler&amp;lt;ref&amp;gt;https://www.deutsche-biographie.de/dbo001429.html?language=de#dbocontent&amp;lt;/ref&amp;gt;, était la seule représentation des intérêts de la social-démocratie autrichienne reconnue par la Deuxième Internationale. Initialement domicilié à Bruxelles (1938), puis à Paris (1939/1940), son siège avait été brièvement transféré à Montauban (Tarn-et-Garonne) face à l’avancée des troupes allemandes sur le territoire français, puis enfin à New York. Elisabeth Freundlich put ainsi échapper au sort de nombreux Autrichiens et Allemands qui furent livrés par les autorités françaises. Elle le doit également à l’intervention généreuse de Joseph Buttinger qui, sans connaître directement la famille Freundlich autrement que de réputation, fit placer l’écrivaine et ses parents sur la liste prioritaire des exilés à qui il fallait délivrer un visa d’urgence (&amp;#039;&amp;#039;Emergency Rescue Visa&amp;#039;&amp;#039;).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==L’exil américain==&lt;br /&gt;
Aux États-Unis, Elisabeth Freundlich doit rapidement chercher un moyen de subsistance. Elle y suit une formation de bibliothécaire à la &amp;#039;&amp;#039;Columbia University&amp;#039;&amp;#039;, travaille ensuite au &amp;#039;&amp;#039;Metropolitan Museum&amp;#039;&amp;#039;, enseigne un temps l’allemand à la &amp;#039;&amp;#039;Princeton University&amp;#039;&amp;#039; (New Jersey) et devient, sous le nom de jeune fille de sa mère, Lanzer, responsable du supplément littéraire de la revue new yorkaise &amp;#039;&amp;#039;Austro American Tribune&amp;#039;&amp;#039;&amp;lt;ref&amp;gt;Hertling 1992 et Hertling 1997 : 107&amp;lt;/ref&amp;gt;, fondée en 1942 sous le nom de &amp;#039;&amp;#039;Freiheit für Österreich&amp;#039;&amp;#039;. L’idée de ce supplément était née des discussions entre Elisabeth Freundlich, Wilhelm Gründorfer, alors directeur de la publication, et Bertolt Brecht&amp;lt;ref&amp;gt;Alge 1983 : 36&amp;lt;/ref&amp;gt;. C’est dans ses colonnes que paraîtra après 1945 l’appel lancé par Viktor Matejka aux émigrés autrichiens de renter dans leur pays. Cette publication, pour laquelle elle sut gagner de précieuses collaborations d’auteurs autrichiens, comme Ferdinand Bruckner ou Berthold Viertel, constitua pour elle un moyen de poursuivre le travail entamé à Paris et trop vite avorté avec les &amp;#039;&amp;#039;Nouvelles d’Autriche&amp;#039;&amp;#039; et de constituer un point de ralliement de tous ceux qui luttaient pour l’indépendance de l’Autriche et voulaient s‘employer à en diffuser la culture.  Ernst Waldinger, Theodor Kramer, Alfred Polgar, Günther Anders, [[Raoul Auernheimer]], Ernst Lothar, Franz Theodor Csokor, [[Stefan Zweig]] font partie des auteurs qui répondirent aux sollicitations d’Elisabeth Freundlich.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un autre succès permet de faire le lien entre la période française et la période américaine de l’auteure. Dans ce contexte, il convient en effet, parmi les sensations littéraires qui lui sont imputables, de mentionner la publication en avant-première d’une scène de la pièce alors encore inédite de Franz Werfel, &amp;#039;&amp;#039;Jakobowsky und der Oberst&amp;#039;&amp;#039;, peu de temps après le succès de sa création en anglais à Boston deux mois auparavant&amp;lt;ref&amp;gt;Hertling 1997 : 109&amp;lt;/ref&amp;gt;. De cette manière, elle parvient à renouer les liens avec celui dont la lecture à Paris le 14 janvier 1939 avait annoncé la création de la Ligue pour l’Autriche vivante. La durée d’existence du &amp;#039;&amp;#039;Austro American Tribune&amp;#039;&amp;#039; (1942–1949), inhabituellement longue compte tenu des circonstances politiques, ainsi que l’engagement constant de Freundlich au service de la cause des exilés, contribuèrent à entretenir leur conscience de l’identité autrichienne sur le sol américain, mais également de tous ceux qui étaient restés en Autriche, puisque sa diffusion y fut autorisée à partir de 1947 par les forces d’occupation alliées. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Le traitement littéraire de l’exil sur fond de difficile retour à Vienne==&lt;br /&gt;
Mariée depuis 1945 au philosophe autrichien Günther Anders (d’avec qui elle divorcera en 1955), elle rentre avec lui à Vienne en 1950 sans parvenir à y faire publier ses œuvres littéraires. Comme nombre de ses compagnons d’infortune, elle éprouve le sentiment douloureux que le retour des exilés, dans une Autriche exsangue et profondément marquée, au plan idéologique, par les clivages de la guerre froide, n’est ni attendu ni véritablement souhaité&amp;lt;ref&amp;gt;Beckermann 1989&amp;lt;/ref&amp;gt; et que ses engagements politiques durant les années de la dictature sont un frein supplémentaire à sa réintégration parmi les nombreux obstacles auxquels furent confrontés tous ceux qui avaient dû fuir leur pays&amp;lt;ref&amp;gt;Fleck 2003&amp;lt;/ref&amp;gt;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Son œuvre littéraire, publiée en Autriche très tardivement, est entièrement marquée par son destin d’émigrée et de victime du national-socialisme. Une première tentative de donner une forme littéraire à son expérience de l’exil, publiée en Allemagne sous le nom d’Elisabeth Lanzer, remonte aux années américaines et porte ostensiblement un titre anglais, &amp;#039;&amp;#039;Invasion Day&amp;#039;&amp;#039; (1948). Elisabeth Freundlich y retrace le parcours de Leni, une photographe autrichienne qui fait défiler son errance entre Vienne, Bruxelles, Paris et New York. Marquée par la résistance au national-socialisme, elle décide pourtant de renoncer à écrire sur sa vie et de renter en Europe le jour où lui parvient la nouvelle du débarquement allié en Normandie. De manière symptomatique, le récit thématise la difficulté de la mise en récit d’une expérience traumatisante.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le roman qui retrace l’histoire de sa famille juive, &amp;#039;&amp;#039;Der Seelenvogel&amp;#039;&amp;#039;, commencé lui aussi en 1948 aux États-Unis, fut quant à lui refusé par plusieurs éditeurs autrichiens et ne put paraître qu’en 1986. Il brosse le portrait des membres de sa famille et tente depuis l’exil américain d’arracher à l’oubli l’histoire de sa famille juive, son ascension sociale et ses engagements politiques. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces difficultés persistantes à se faire accepter comme écrivaine dans son pays d’origine la conduisent à se tourner vers la traduction et le journalisme. C’est ainsi qu’elle traduit de la littérature américaine, ainsi que plusieurs pièces de théâtre du dramaturge irlandais Sean O’Casey, dont &amp;#039;&amp;#039;La Coupe d&amp;#039;argent&amp;#039;&amp;#039; (&amp;#039;&amp;#039;The Silver Tassie&amp;#039;&amp;#039;, 1929), une œuvre pacifiste sur laquelle Brecht avait attiré son attention. En parallèle, elle collabore de 1953 à 1978 au quotidien &amp;#039;&amp;#039;Mannheimer Morgen&amp;#039;&amp;#039; et rend compte dans divers organes de presse et de radio autrichiens et allemands des procès contre les crimes nazis. Elle collabore également aux &amp;#039;&amp;#039;Frankfurter Hefte&amp;#039;&amp;#039; et au &amp;#039;&amp;#039;Vorwärts&amp;#039;&amp;#039;, édité à Bonn.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Jamais pourtant, malgré l’adversité, elle ne renoncera à l’idée de se faire accepter comme écrivaine et témoin d’une expérience dont elle a pleinement conscience qu’elle dépasse son propre itinéraire de vie. L’hommage que lui rendra Erich Hackl montre du reste à quel point son engagement politique aura marqué la conscience historique des écrivains de la génération suivante . Ainsi, les nouvelles du recueil &amp;#039;&amp;#039;Finstere Zeiten&amp;#039;&amp;#039; (1986) rendent elles aussi compte, à partir de quatre destins d’émigrés, aussi bien de la résistance clandestine au nazisme en France que de l’exil. L’une de ces nouvelles, &amp;#039;&amp;#039;Statt einer Ehrensalve&amp;#039;&amp;#039;, dépeint le destin des émigrés en France, les difficultés croissantes auxquelles ils furent confrontés, leur implication dans les réseaux de résistance, aussi bien en zone occupée qu’en zone libre, sans oublier les ressentiments éprouvés à leur retour en Autriche après 1945.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Avec &amp;#039;&amp;#039;Die Ermordung einer Stadt namens Stanislau. NS-Vernichtungspolitik in Polen 1939-1945&amp;#039;&amp;#039; (1986) [L’assassinat d’une ville nommée Stanislau], une somme documentaire impressionnante retraçant le sort des juifs de Galicie, c’est sur la politique d’extermination national-socialiste en Pologne dans la région d’Ivano-Frankivsk qu’elle attire l’attention.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Son autobiographie, qui ne parut qu’en 1992 sous le titre &amp;#039;&amp;#039;Die fahrenden Jahre&amp;#039;&amp;#039;, dépasse son propre parcours pour dresser avec modestie et empathie un tableau vivant et lucide des différents aspects que prit la résistance autrichienne en France, puis aux États-Unis.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Références et liens externes==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references /&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Bibliographie==&lt;br /&gt;
===Œuvres===&lt;br /&gt;
*Invasion Day (pseudonyme Elisabeth Lanzer). Eine Erzählung. Überlingen am Bodensee : Werner Wulff Verlag 1948.&lt;br /&gt;
*Der eherne Reiter. Francfort-sur-le-Main : Insel 1982.&lt;br /&gt;
*Warnen und Warten. In : Franz Richard Reiter (dir.) : Unser Kampf : in Frankreich für Österreich. Interviews mit Widerstandskämpfern. Vienne : Böhlau 1984, p. 19–40.&lt;br /&gt;
*Die Ermordung einer Stadt namens Stanislau. NS-Vernichtungspolitik in Polen 1939–1945. Vienne : Österreichischer Bundesverlag 1986, réédition Vienne : Verlag der Theodor Kramer Gesellschaft 2016.&lt;br /&gt;
*Finstere Zeiten. Vier Erzählungen. Mannheim : Persona Verlag 1986.&lt;br /&gt;
*Die fahrenden Jahre. Erinnerungen. Salzbourg : Otto Müller Verlag 1992.&lt;br /&gt;
*Wir waren ja wahnsinnig, damals. Mit einem Vorwort von Andreas F. Kelletat. Mannheim : Persona Verlag 2022 (réédition de Invasion Day) &lt;br /&gt;
*Der Onkel aus Triest. Erzählungen und Betrachtungen. Vienne, St. Wolfgang : Edition Art Science 2009.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Études critiques===&lt;br /&gt;
*Alge, Susanne :  Elisabeth Freundlich: Die Vertrautheit des Fremdseins. In: Elisabeth Reichart (dir.) : Österreichische Dichterinnen. Salzbourg, Vienne : Otto Müller 1983, p. 31–49.&lt;br /&gt;
*Beckermann, Ruth : Unzugehörig: Österreicher und Juden nach 1945. Vienne : Löcker 1989.&lt;br /&gt;
*Fleck, Christian : Réflexions prosopographiques sur le retour d’exil en Autriche. In : Austriaca 56 (2003) = Exils et retours d’exil, p. 65–74.  &amp;lt;br&amp;gt;https://www.persee.fr/doc/austr_0396-4590_2003_num_56_1_4414&amp;lt;/br&amp;gt;&lt;br /&gt;
*Hackl, Erich : Die Namen der Dinge. Salut für Elisabeth Freundlich. In : Literatur und Kritik 301/302 (2001), p. 52–63.&lt;br /&gt;
*Hertling, Viktoria :  ,. . . irgendwie doch einen Erfolg gehabt.‘ Die Austro-American Tribune in New York (1942-1945). In : Dieter Sevin (dir.) : Die Resonanz des Exils. Gelungene und mißlungene Rezeption deutschsprachiger Exilautoren. Amsterdam : Rodopi 1992, p. 34–50.&lt;br /&gt;
*Hertling, Viktoria : Exil und Post-Exil: Elisabeth Freundlichs Erinnerungsbuch „Die fahrenden Jahre“. In : Modern Austrian Literature 30, n° 1 (1997), p. 102–116. &amp;lt;br&amp;gt;https://www.jstor.org/stable/24648544&amp;lt;/br&amp;gt;&lt;br /&gt;
*Kreissler, Felix : L’apport des exilés-résistants autrichiens à la prise de conscience nationale dans certains pays occupés et dans les camps de prisonniers de guerre en Union soviétique. In : Austriaca : Cahiers universitaires d’information sur l’Autriche 17 (1983) = La résistance autrichienne, p. 53–63. &amp;lt;br&amp;gt;https://www.persee.fr/doc/austr_0396-4590_1983_num_17_1_1986&amp;lt;/br&amp;gt;&lt;br /&gt;
*Lajarrige, Jacques :  Elisabeth Freundlich. In : Hélène Leclerc (dir.) : Le Sud-Ouest de la France et les Pyrénées dans la mémoire des pays de langue allemande au XXe siècle. Dictionnaire et anthologie. Toulouse : Le Pérégrinateur 2018, p. 64–65.&lt;br /&gt;
*Lajarrige, Jacques, Mazellier-Lajarrige, Catherine : Avant-propos. In : Rudolf Leonhard : Le Feu aux barbelés. Textes traduits, présentés et annotés par Catherine Mazellier-Lajarrige et Jacques Lajarrige. Toulouse : Le Pérégrinateur 2020, p. 7–14.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Auteur==&lt;br /&gt;
Jacques Lajarrige&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mise en ligne : 07/04/2026&lt;br /&gt;
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		<author><name>Hannah</name></author>
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